la côte amalfitaine se visite très bien sans voiture, et c’est même la solution la plus raisonnable. La route SS163, accrochée à la falaise entre Salerne et Sorrente, se résume à deux voies sinueuses où les autocars se croisent au centimètre. Entre le train, le bus et le bateau, tous les villages du littoral restent accessibles.
Se garer à Positano ou à Amalfi relève du parcours du combattant.
- Salerne et Sorrente servent de têtes de pont grâce à leurs gares et leurs gares routières.
- Le bus SITA Sud relie Sorrente, Positano et Amalfi, avec des correspondances vers Ravello.
- Les ferries Travelmar circulent surtout du printemps au début de l’automne.
- Amalfi et Atrani offrent la meilleure base, avec la gare routière et le port à proximité.
Arriver par le rail, des deux côtés de la péninsule
Le train s’arrête avant la côte elle-même, mais il vous en rapproche beaucoup. Depuis Rome, les trains à grande vitesse de Trenitalia rejoignent Naples puis Salerne, la porte orientale de la côte. À l’ouest, la Circumvesuviana, un réseau régional, relie Naples à Sorrente en desservant au passage Herculanum et Pompéi. Cette ligne a la réputation d’être bondée et vieillissante, ce qui incite à voyager hors des heures de pointe.
Salerne et Sorrente sont donc les deux têtes de pont. Chacune possède une gare, un port et une gare routière où les bus de la compagnie SITA Sud prennent le relais.
Depuis l’aéroport de Naples-Capodichino, où atterrissent les vols directs depuis la France, des autocars rejoignent Sorrente, et la ligne Alibus dessert le port de Naples d’où partent les bateaux.
Le bus, lent mais irremplaçable
Deux grandes lignes structurent le réseau : Sorrente-Positano-Amalfi à l’ouest, Salerne-Amalfi à l’est, avec des correspondances vers Ravello depuis Amalfi. Le trajet prend du temps, car la circulation est dense et la chaussée étroite, si bien que les durées annoncées servent surtout d’ordre de grandeur. Dans le sens Sorrente-Amalfi, la mer se trouve à droite, donc prenez place de ce côté pour la vue. Dans le sens inverse, c’est à gauche qu’il faut s’asseoir.
Les billets s’achètent avant de monter, dans les tabacchi ou aux kiosques.
En haute saison, certains bus arrivent pleins et ne s’arrêtent plus aux arrêts intermédiaires. Partir tôt le matin réduit nettement ce risque.
Le bus ouvre aussi la porte des sentiers. Depuis Amalfi, une ligne monte à Bomerano, hameau d’Agerola, point de départ du Sentiero degli Dei, une randonnée d’environ sept kilomètres qui suit la crête jusqu’à Nocelle. De là, plus d’un millier de marches descendent vers Positano, et il est possible de rentrer ensuite en bus ou en ferry.
Le ferry, la voie la plus directe
Les liaisons maritimes fonctionnent de façon saisonnière, grosso modo du printemps au début de l’automne, avec un service très réduit l’hiver. Plusieurs compagnies desservent Salerne, Amalfi, Positano, Sorrente et Naples, et Travelmar assure notamment la ligne côtière Salerne-Amalfi-Positano, avec des escales à Cetara, Maiori et Minori selon les horaires.
Naples-Sorrente se fait aussi en bateau depuis le Molo Beverello.
Arriver à Positano par la mer vous épargne les embouteillages de la corniche et offre la vue d’ensemble sur les maisons empilées dans la pente. Beaucoup de voyageurs combinent les deux modes, bus à l’aller et bateau au retour, ce qui permet de varier les paysages sans perdre de temps. En cas de mer agitée, les traversées peuvent être annulées, et il faut garder le bus comme solution de repli.
Où loger quand on n’a pas de voiture
Amalfi s’impose comme base : son port et sa gare routière se trouvent côte à côte, et la ville est le principal nœud de correspondances. Atrani, tout près, se rejoint à pied en quelques minutes par un passage sous la route et offre plus de calme. Le revers, c’est l’affluence de la journée, quand les excursionnistes saturent les ruelles.
Minori et Maiori, plus plates, conviennent bien si vous voyagez avec des valises ou avec des enfants. Les tarifs y sont généralement plus doux qu’à Positano, et les deux villes ont leur escale de ferry et leur arrêt de bus. Minori est connue pour ses pâtes fraîches, les scialatielli, et pour sa pâtisserie.
Positano séduit mais se mérite : le village descend en escaliers jusqu’à la plage, et certains hébergements ne se rejoignent qu’à pied, quelques centaines de marches plus bas. Avant de réserver, vérifiez la distance entre l’établissement et l’arrêt de bus ou le débarcadère, et demandez si un portage des bagages est proposé. Praiano, entre Positano et Amalfi, offre une alternative plus tranquille, avec des arrêts de bus répartis le long de la route. Salerne et Sorrente, enfin, coûtent souvent moins cher, et leurs gares permettent de rayonner vers Pompéi, Capri ou la côte sans changer d’hôtel.
Avant chaque sortie du soir, consultez l’heure du dernier bus sur le site de SITA Sud et celle du dernier bateau auprès de Travelmar, car les horaires varient selon les saisons.