Le permis français suffit dans l’Espace économique européen, au Royaume-Uni et en Suisse. Dans les autres pays, les règles varient : soit le permis français suffit, soit il faut y ajouter un permis international. La Thaïlande, par exemple, l’exige. Depuis le 3 mars 2026, il se demande exclusivement en ligne, sur le portail de l’ANTS, pour 7,25 € et avec un délai annoncé de 2 à 4 semaines.
Le permis international n’a aucune valeur sur le territoire français.
- Le permis français suffit dans l’Espace économique européen, au Royaume-Uni et en Suisse.
- La Thaïlande exige un permis international ou un permis thaïlandais pour les courts séjours.
- Le Japon n’accepte pas le permis international français et impose une traduction officielle de la JAF.
- La demande se fait en ligne sur le portail de l’ANTS pour 7,25 €, avec un délai de 2 à 4 semaines.
Où il est exigé, où il ne sert à rien
Le permis international n’est pas un permis à part entière. C’est une traduction officielle du permis français, et il n’est valable à l’étranger que présenté avec votre permis de conduire français. Il rassure policiers et loueurs de voitures dans des pays où le format européen ne leur dit rien. Les règles changent pourtant du tout au tout d’une frontière à l’autre.
Plusieurs destinations très fréquentées dispensent les Français de ce document pour un séjour touristique. Au Maroc, le permis français suffit pendant un an, et en Nouvelle-Zélande aussi, à condition de l’accompagner d’une traduction certifiée conforme. Au Québec, il suffit pour un séjour de 6 mois, comme en Turquie. Ces durées figurent dans les fiches officielles et peuvent changer, d’où l’intérêt de les revérifier avant de réserver.
À l’inverse, la Thaïlande ne transige pas sur le papier. Le gouvernement canadien, dans ses conseils aux voyageurs, précise qu’il faut un permis international ou un permis thaïlandais. Pour une moto, le permis international doit porter la mention « motocyclette ». Il suffit pour un court séjour, mais au-delà de 3 mois il faut passer le permis thaï. Conduire sans permis valide peut aussi invalider l’assurance voyage en cas d’accident.
Les États-Unis illustrent les zones grises. Certaines fiches indiquent que le permis français suffit pour circuler pendant 3 mois, alors qu’un site de voyage les range parmi les pays qui exigent le permis international. Certains États sont même plus stricts que d’autres, et les agences de location fixent leurs propres conditions, ce qui rend le contrat de location aussi important que la loi.
Dans certains pays, aucun des deux papiers ne compte.
Le Japon, ou le piège des conventions
C’est le cas le plus contre-intuitif pour un voyageur français. Le Japon reconnaît uniquement le permis international délivré selon la Convention de Genève de 1949, alors que la France applique celle de Vienne de 1968 : le permis international français n’y est donc pas valable. Il faut présenter le permis français original, une traduction officielle en japonais et le passeport. Conduire sans traduction valide expose à une amende et à une possible annulation de l’assurance.
La traduction est délivrée par la Japan Automobile Federation (JAF). Elle est valable 1 an à compter de l’entrée sur le territoire japonais.
Les prestataires divergent sur la marche à suivre. L’un d’eux affirme que, depuis avril 2025, la JAF n’accepte plus que les demandes en ligne depuis une connexion située au Japon, tandis que d’autres proposent de commander la traduction depuis la France. Avant de réserver une voiture pour l’île d’Hokkaido, mieux vaut vérifier la procédure en vigueur auprès de la JAF ou de l’ambassade du Japon.
Obtenir le document à temps
La démarche se fait sur le portail de l’ANTS, via FranceConnect ou avec des identifiants ANTS. Le dossier réunit une pièce d’identité (carte d’identité, passeport ou application France Identité), un justificatif de domicile de moins de six mois, le permis français en cours de validité et une e-photo avec code numérique. Le paiement s’effectue en ligne, par carte bancaire, au moment de valider la demande.
Le calendrier a changé avec la réforme. Jusqu’à fin février, la gestion relevait directement des services de l’État, sans frais ; désormais, un prestataire privé édite et envoie le document. Le délai est estimé entre 2 et 4 semaines, soit environ 15 jours après le SMS de validation, avec un envoi par lettre suivie. Plusieurs pages encore en ligne continuent de parler de gratuité, mais les frais sont fixés à 7,25 € depuis l’arrêté du 20 février 2026.
Mon conseil : prévoir deux mois pleins, pas deux semaines.
Les recommandations varient selon les sources. Un site d’information juridique conseille de déposer sa demande 6 mois avant le départ, un site spécialisé sur la Thaïlande au moins 1 mois avant. Un voyage prévu en décembre se prépare donc dès octobre, d’autant que les plateformes administratives saturent à l’approche des vacances.
Un dernier point concerne la durée du permis. Le permis international est valable 3 ans, ou moins si le permis français expire avant. Si le permis arrive bientôt à échéance, mieux vaut le renouveler d’abord, avant de demander le permis international.
Certains pays ne reconnaissent ni permis national ni permis international. Une autorisation de conduire doit alors être obtenue sur place. Pour trancher, la fiche officielle renvoie vers l’ambassade ou le consulat du pays concerné en France.
Sources : aquitaineonline.com | monpetitpermis.fr