À 30 minutes d’hydroglisseur de Corfou, l’Albanie s’invite dans les plans de voyage de ceux qui connaissaient l’île par cœur. Le trajet est l’option la plus fréquente pour rejoindre Saranda, après un atterrissage à l’aéroport de Corfou. Un Français n’a besoin que d’une carte nationale d’identité ou d’un passeport en cours de validité pour y entrer. Aucune statistique publique ne mesure combien d’habitués de l’île ont franchi le pas, mais l’itinéraire est devenu la porte d’accès classique à la Riviera albanaise.
Trente minutes de mer, et l’on passe de la Grèce, dans Schengen, à l’Albanie, hors Schengen.
- La traversée Corfou-Saranda dure 30 minutes en hydroglisseur et coûte entre 20 et 30 euros par personne.
- Les Français entrent en Albanie avec une carte d’identité ou un passeport valide sans visa, pour un séjour jusqu’à 90 jours.
- L’Albanie a connu 80 % de visiteurs supplémentaires par rapport à 2019, avec des tarifs touristiques significativement plus bas qu’en Grèce.
Saranda, une demi-heure de quai à quai
La distance est d’environ 28,2 kilomètres, et la durée va de 30 minutes en bateau rapide à 1 h 10 en ferry. Finikas Lines, Ionian Seaways et Albania Luxury Ferries se partagent la ligne. Les fréquences varient selon les sources. Un comparateur annonce jusqu’à 30 traversées par jour entre mars et octobre, alors que d’autres guides comptent 8 départs quotidiens en haute saison pour l’opérateur le plus actif, Finikas Lines. Ce sont les hydroglisseurs de cette compagnie qui tiennent les 30 minutes.
Police grecque au départ, police albanaise à l’arrivée : deux contrôles d’identité.
Le tarif tourne autour de 20 à 30 euros par personne et par trajet, selon un guide spécialisé, et il faut se présenter au port au moins 60 minutes avant le départ, même si certains guides jugent 45 minutes suffisantes. À l’arrivée, Saranda est présentée comme la capitale non officielle de la Riviera albanaise, et le développement touristique rapide a transformé l’ancien village de pêcheurs en ville dynamique. Butrint, site de l’UNESCO, se rejoint en bus en une trentaine de minutes, d’après un organisateur d’excursions parti de Corfou.
Corfou, l’été et la facture
Sur l’île, la haute saison se paie. Un guide chiffre une semaine entre 650 et 950 euros par personne hors vols en 2026, et jusqu’à 1 100 euros en juillet-août si l’on dort près de la mer. Face au surtourisme, les autorités ont choisi de miser sur le luxe, avec davantage d’hôtels cinq étoiles, selon un article de juillet 2025.
L’Albanie, elle, compte environ 80 % de visiteurs de plus qu’en 2019.
Le chiffre est attribué à l’Organisation mondiale du tourisme, mais les sources divergent sur le rang du pays en 2024 : l’une évoque la première place mondiale pour la croissance, une autre la troisième. Le même guide avance plus de 11 millions de visiteurs en 2025, un chiffre que je cite avec prudence, faute d’avoir consulté la statistique officielle. Les guides vantent surtout des prix nettement plus bas que sur les îles grecques voisines, mais la promesse de tranquillité est plus fragile. Des voyageurs signalent que Ksamil, réputée pour ses plages de sable, peut être bondée, et conseillent Dhërmi pour plus de calme.
Carte d’identité : la règle et ses angles morts
France Diplomatie confirme que les Français entrent en Albanie avec une carte nationale d’identité ou un passeport valide, et peuvent y rester 90 jours sur une période de 6 mois sans autre formalité. Le document doit être valable trois mois après la date de retour prévue. Le pays est candidat à l’Union européenne depuis 2014, mais il reste hors Schengen, d’où les contrôles au port.
Les pièges tiennent aux détails. La prolongation de cinq ans de validité des anciennes cartes, issue du décret 2013-1188, n’est pas reconnue par tous les pays, et des guides signalent que les autorités albanaises s’en tiennent à la date imprimée : si elle est dépassée, le passeport est le choix prudent. Un document signalé perdu ou volé, même retrouvé ensuite, entraîne un refus d’entrée et une réadmission immédiate. Les mineurs non accompagnés munis d’une seule carte ou d’un seul passeport ne sont pas admis, et une autorisation parentale est exigée.
Le calendrier compte aussi. Un guide compte 1 à 2 départs par jour et par compagnie en octobre, contre 4 à 5 en juillet-août, et un départ peut être ajusté si la mer est formée, ce qui invite à garder de la marge pour la traversée retour.
Sources : diplomatie.gouv.fr | guide-tourisme.org | site-touristique.com