Moins chère que la Sicile, plus chaude que l’Andalousie fin octobre : cette île à 3 h de Paris tourne encore entre 18 et 25 degrés à la Toussaint

À trois heures de vol à peine, Malte affiche encore un thermomètre digne d’un été indien fin octobre. En automne, l’archipel connaît un climat doux et agréable, avec des températures comprises entre 18 et 26 °C, pendant que la mer garde des allures de baignoire tiède. À la Toussaint, quand la France frissonne déjà sous 10 ou 12 degrés, Malte tient bon. Et contrairement à une idée reçue, ce petit confetti méditerranéen coincé entre la Sicile et la Libye n’est pas forcément plus cher que ses voisines du sud.

À retenir

  • Pendant que la France frissonne à 10-12°C, quel climat secret permet à Malte de maintenir 22-26°C fin octobre ?
  • Comment Malte arrive-t-elle à coûter moins cher que la Sicile malgré sa proximité avec Paris ?
  • Trois sites UNESCO sur 316 km² : quelle expérience dense peut-on vivre en quatre jours à la Toussaint ?

Un thermomètre qui résiste jusqu’à la Toussaint

Le secret de Malte, c’est sa position. Plus au sud que la Sicile, plus proche de l’Afrique du Nord que de la France, l’archipel bénéficie d’un climat méditerranéen tempéré par la mer qui adoucit les écarts de température toute l’année. Résultat concret : à la fin octobre, les températures oscillent entre 22 et 26°C en journée, et l’eau reste à 22°C, idéale pour une dernière baignade. Certains sites évoquent même des maximales grimpant jusqu’à 26°C début novembre, avec des nuits plus fraîches nécessitant juste une petite veste.

Comparée à l’Andalousie, souvent citée comme référence de la douceur automnale espagnole, Malte tire son épingle du jeu. Sur la Costa del Sol, le climat est généralement doux, avec des journées ensoleillées et des températures agréables autour de 20–25 °C, mais côté mer, l’écart se creuse : il faut compter entre 20°C et 21°C lors des baignades en octobre en Andalousie, contre plus de 22°C à Malte à la même période. Deux ou trois degrés qui changent tout quand on hésite à tremper un orteil fin octobre. L’humidité ambiante et les nuits andalouses, plus fraîches à l’intérieur des terres avec des minimales pouvant descendre autour de 12-13°C, accentuent cette différence de ressenti.

Pourquoi Malte peut coûter moins cher que la Sicile

Sur le papier, la comparaison entre les deux îles siciliennes et maltaise n’est pas si tranchée qu’on l’imagine. Côté transport, Malte tire clairement son épingle du jeu depuis Paris : le meilleur vol aller simple trouvé récemment coûte 62 €, et l’aller-retour descend à 130 €, pour un vol direct assuré quasi quotidiennement. La durée de trajet, elle, tourne autour de 2 h 40 minutes en vol direct depuis Paris-Orly ou Paris-Charles-de-Gaulle, ce qui arrondit facilement à trois heures porte à porte avec l’embarquement.

Côté hébergement, la basse saison automnale joue clairement en faveur de l’archipel maltais. Les hôtels 2-3 étoiles affichent des tarifs de 50 à 80€ la nuit en basse saison, et à La Valette même, les prix montent légèrement entre 70 et 100€ pour une chambre double dans un boutique-hôtel. Une location entre particuliers descend encore ce budget : un appartement deux pièces à Sliema ou St Paul’s Bay se loue entre 40 et 70€ la nuit hors saison. En Sicile, à titre de comparaison, le prix des hôtels est sensiblement identique à celui de la France, ce qui gomme l’avantage habituellement associé aux destinations du sud.

Le vrai bras de fer se joue plutôt à table. La cuisine sicilienne reste réputée pour son excellent rapport qualité-prix, et la restauration est généralement un peu moins chère en Sicile, surtout loin des zones touristiques, tandis que Malte, plus condensée, présente des prix plus homogènes et légèrement plus élevés. Mais le budget pour manger au restaurant à Malte revient tout de même à 15% moins cher qu’en France. Ni ruineux, ni franchement donné, mais suffisamment raisonnable pour ne pas plomber un week-end prolongé.

Que faire concrètement fin octobre à Malte

La bonne nouvelle, c’est que l’archipel ne se résume pas à ses plages. Trois sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO se nichent sur à peine 316 km², entre La Valette et les temples mégalithiques, ce qui permet d’enchaîner visites culturelles et pauses balnéaires sans passer des heures dans les transports. La journée type ressemble à ceci : matinée dans les ruelles baroques de la capitale, après-midi à Golden Bay ou du côté de Mellieħa, la plage la plus prisée des familles pour son eau peu profonde.

Pour les amateurs de baignade tardive, direction les criques protégées du vent, où l’eau garde sa chaleur plus longtemps. Le lagon bleu de l’île de Comino reste une valeur sûre : l’eau y est cristalline et peu profonde, ce qui lui permet de conserver sa chaleur. Sur l’île sœur de Gozo, la plage de Ramla Bay séduit avec son sable rouge et son cadre encore préservé du tourisme de masse. Côté randonnée, l’automne s’impose comme la saison idéale : la chaleur écrasante de l’été a disparu, et les sentiers côtiers deviennent praticables sans risque d’insolation.

Un détail surprend souvent les visiteurs : à Malte, on parle anglais couramment, langue officielle au même titre que le maltais, héritage direct de plus d’un siècle et demi de colonisation britannique. Un confort linguistique rare en Méditerranée qui facilite les échanges avec les habitants, loin des clichés sur l’île confidentielle et repliée sur elle-même. De quoi transformer un simple pont de Toussaint en véritable immersion, sans le stress de la barrière de la langue ni celui d’un budget qui explose.