Quels aéroports acceptent 2 litres de liquide en cabine en 2026 (et pourquoi la France reste à 100 ml)

En 2026, on peut garder une bouteille de deux litres dans son bagage cabine à Londres-Heathrow, Gatwick, Édimbourg ou Birmingham, selon les recensements les plus récents. Dublin, Prague (terminal 2), Vilnius, Kaunas, Cracovie, Poznań, Cluj, Billund et Malte figurent aussi parmi les aéroports concernés. Au départ de la France, la règle n’a pas bougé : 100 ml par flacon.

Les scanners sont pourtant déjà là, à Roissy comme à Orly.

À retenir
  • Heathrow, Gatwick, Dublin, Prague et environ 10 autres aéroports européens acceptent 2 litres en cabine depuis 2025.
  • Les aéroports français maintiennent la limite de 100 ml par contenant en cabine.
  • Les nouveaux scanners 3D permettent la détection fiable au-delà de 330 ml, mais leur coût élevé ralentit le déploiement généralisé.

Les aéroports où les deux litres passent déjà

Le Royaume-Uni mène la danse, mais pas partout. Heathrow, Gatwick, Édimbourg et Birmingham acceptent des contenants jusqu’à 2 litres, tandis que Manchester, Stansted, Luton, Glasgow et Liverpool imposent encore les 100 ml. Londres avait pourtant fixé le cap dès 2022 : le gouvernement britannique promettait un assouplissement massif à partir de juin 2024. Retards de livraison, travaux d’infrastructure et agréments ont ralenti le déploiement.

Sur le continent, le tableau est un patchwork. L’Italie compte Rome-Fiumicino, Milan-Linate, Bologne et le terminal 1 de Milan-Malpensa. Les listes varient d’un site à l’autre (certaines ajoutent Bristol ou London City, certaines précisent que Gatwick n’applique la mesure que sur certaines voies), donc le site de l’aéroport de départ reste la seule référence fiable.

L’équipement ne fait pas tout. À Francfort, premier aéroport allemand, 40 couloirs de sécurité sur environ 190 disposent des nouveaux systèmes, 40 autres étant commandés. La Commission européenne, elle, évoque environ 700 scanners dotés du nouveau logiciel, en service ou en cours d’installation dans 21 pays de l’UE.

Pourquoi la France reste à 100 ml

La Commission européenne a rétabli les 100 ml le 1er septembre 2024.

Le revirement a surpris les voyageurs qui venaient de se réhabituer à laisser leurs flacons dans le sac. Un rapport technique envoyé à la Conférence européenne de l’aviation civile en mai 2024 concluait que le logiciel des scanners ne garantissait pas la fiabilité pour les contenants de plus de 330 millilitres. Bruxelles a présenté la décision comme une mesure de précaution, sans lien avec une nouvelle menace, qui répond à un problème technique temporaire. La base légale était le règlement d’exécution (UE) 2024/2108.

Le verrou technique a depuis sauté. Une solution de détection testée avec succès a été approuvée par la CEAC en juin 2025, et une porte-parole de la Commission a précisé qu’il revient désormais à chaque aéroport d’adopter la technologie. Rien n’oblige donc Paris à garder les 100 ml pour des raisons de droit européen. La facture pèse lourd : selon l’association des aéroports ACI, ces scanners coûtent en moyenne huit fois plus que les machines à rayons X qu’ils remplacent, avec une maintenance quatre fois plus chère.

Côté français, 28 scanners 3D fonctionnent déjà à Paris, sans que la règle des 100 ml n’ait changé. Selon plusieurs sites spécialisés, les autorités les utilisent pour fluidifier les files d’attente, pas pour assouplir la limite. Je n’ai trouvé aucun calendrier officiel de la DGAC. Un média évoque une quarantaine de scanners d’ici la fin de l’année et une couverture complète du réseau en 2030, objectif que je n’ai pas pu confirmer auprès d’une source gouvernementale.

Mon analyse : le blocage tient moins à la sécurité qu’à la logistique. Un assouplissement aéroport par aéroport, voire couloir par couloir, produirait des consignes illisibles pour les passagers, et l’association allemande des aéroports ADV rappelle qu’un déploiement complet exige des modifications de structure, vu la taille des machines. La France préfère visiblement attendre d’avoir un réseau homogène.

Que faire concrètement avant de partir

Au départ d’un aéroport français, il faut respecter 100 ml par contenant, dans un sac transparent d’un litre maximum (environ 20 x 20 cm), un seul sac par voyageur. Les exceptions prévues par la réglementation européenne visent les régimes spéciaux, les produits pour bébé et les médicaments.

La soute, elle, n’impose aucune limite de volume.

Le piège concerne les retours et les escales : avec une bouteille de deux litres acceptée à Heathrow, mieux vaut vérifier l’équipement de l’aéroport suivant, car tant que les aéroports de départ et de retour ne sont pas tous deux équipés, la règle des 100 ml reste la plus sûre. Cette limite date d’août 2006 : elle a été instaurée après un incident de sécurité majeur découvert au Royaume-Uni.