J’ai rechargé mon Andante avant de monter dans le tram historique de Porto : à bord, le receveur m’a réclamé 6 € de plus par trajet

Recharger sa carte Andante avant de sauter dans le tram jaune et bois qui longe le Douro, voilà le réflexe presque logique de tout voyageur débarquant à Porto. Mais ce sésame, valable sur le métro et une bonne partie des bus, ne sert strictement à rien une fois à bord de ces wagons centenaires. Le receveur, sourire poli mais ferme, réclame alors le plein tarif en espèces : 6 euros le trajet simple, peu importe ce qui reste sur la carte magnétique dans la poche du touriste surpris.

Ce n’est ni une arnaque ni une erreur de caisse. C’est le fonctionnement même du réseau de transports de la deuxième ville du Portugal, où deux systèmes billettiques cohabitent sans jamais se parler.

À retenir

  • Un tarif officiel de 6 € attendait les voyageurs à bord, bien que leur carte soit censément valide
  • Deux mondes de transport s’ignorent complètement : l’Andante d’un côté, les trams historiques de l’autre
  • Les pass touristiques censés tout simplifier traversent actuellement une crise d’availability

Pourquoi l’Andante s’arrête à la porte du tram historique

La carte Andante couvre le métro, la majorité des lignes de bus STCP et certains trains régionaux. Mais cette carte englobe les moyens de transport suivants : métro et bus, mais pas le tram, ni le funiculaire. Une exclusion confirmée à plusieurs reprises par les guides de voyage, qui rappellent que le ticket Andante ne marche pas sur les vieux tramways historiques en bois, ce sont des attractions touristiques à part entière avec leur propre tarification.

Même l’Andante Tour Card, pourtant pensée pour les visiteurs et vendue comme un pass illimité, se heurte au même mur : la carte Andante Tour n’est pas valable dans les tramways historiques.

La raison tient à un découpage administratif hérité de l’histoire des transports portuans. Les trams historiques appartiennent bien à la STCP, la société de transport collectif de Porto, mais leur billetterie a été maintenue séparée du réseau Andante, sans doute pour préserver une tarification spécifique adaptée à une fréquentation quasi exclusivement touristique. Un témoignage de voyageur sur Tripadvisor résume la confusion ambiante en notant qu’il est juste dommage qu’il ne fonctionne ni pour les funiculaires, ni pour le petit tram ancien.

Un tarif qui n’a rien d’anecdotique

Le montant réclamé à bord n’a rien d’une pénalité improvisée. C’est le tarif officiel, payé cash au receveur, sans exception. Un trajet simple coûte 6,00 € pour les adultes et 3,50 € pour les enfants de 4 à 12 ans, payé directement au conducteur à la montée. Pour ceux qui envisagent l’aller-retour dans la journée, mieux vaut anticiper : si vous prévoyez de faire l’aller-retour dans la journée, le billet « 2 trajets » à 8,00 € est plus avantageux, et un pass illimité de 2 jours est également disponible à 12,00 € pour les adultes.

Sur la ligne 1, la plus prisée des trois, l’addition peut même grimper plus vite que prévu : comme la ligne 1 est la seule route qui ne fait pas de boucle, un aller-retour vers le quartier de Foz nécessite donc deux tickets de tram, soit un total de 6 € par personne rien que pour l’aller simple dans chaque sens.

Ce tarif place le tram historique très au-dessus du bus classique qui suit pourtant un itinéraire quasi identique. Sur la ligne 1, le tram est un moyen plus coûteux de se rendre au quartier de Foz que la ligne de bus 500 (tram 6,00 €, bus 2,50 € payé à bord), mais le trajet en tram est toujours plus agréable. le voyageur paie ici l’expérience patrimoniale, pas le déplacement en lui-même. Le tram en question date d’ailleurs de très loin : le tracé lui-même reprend le parcours de la toute première ligne de tram de la ville, ouverte en 1872, ce qui en fait l’un des plus anciens réseaux électrifiés d’Europe encore en circulation.

Comment éviter la mauvaise surprise sur place

Le plus simple reste d’accepter la règle du jeu plutôt que de la combattre. Prévoir de l’argent liquide avant de monter évite l’embarras du paiement par carte bancaire, rarement accepté à bord de ces wagons où tout, des boiseries vernies aux freins à main, reste d’origine. Un visiteur ayant payé son billet en 2025 confirme d’ailleurs la hausse récente des tarifs, notant que le prix demandé s’élevait à 6 euros chacun (2025), en hausse assez nette par rapport à ce qu’indiquaient les avis précédents, preuve que ces tarifs évoluent régulièrement et qu’il vaut mieux vérifier le montant exact juste avant le départ plutôt que de se fier à un article ancien.

Autre option pour les curieux qui veulent enchaîner musée et balade : le billet simple ouvre droit à un rabais sur la visite du musée du tramway, puisque le tarif pour un trajet à bord du tramway historique de Porto est de 6 € pour un aller simple, avec une réduction de 30% applicable au Museu do Carro Eléctrico. De quoi transformer une déconvenue tarifaire en visite culturelle groupée, pour les voyageurs qui prennent le temps de prolonger l’expérience au-delà du simple trajet en wagon.

Reste un détail à surveiller pour ceux qui comptaient sur une formule tout-en-un : la Porto Card, qui incluait habituellement l’accès aux trams et à plusieurs musées, traverse actuellement une zone de turbulence. Un comparatif récent des pass touristiques précise que la Porto.CARD est temporairement indisponible depuis début juillet 2026, ce qui oblige les visiteurs à composer, pour l’instant, avec des billets à l’unité ou le pass tram dédié plutôt qu’avec une carte globale censée simplifier la vie. Un rappel utile avant de planifier son itinéraire dans les rues pentues de Porto : mieux vaut vérifier la validité de son pass la veille du départ que de le découvrir, carnet de banque en main, devant le receveur du tram numéro 1.