La vignette autoroutière suisse 2027 coûtera 40 francs, comme celle de 2026, et sera mise en vente à partir du 1er décembre 2026. Elle sera valable 14 mois, jusqu’au 31 janvier 2028. Le tarif est le même pour l’autocollant et l’e-vignette, ce qui n’empêche pas certains sites de facturer la seconde nettement plus cher.
Le prix officiel de la version électronique est de 40 francs exactement.
Quarante francs, quatorze mois : ce que dit le calendrier
La Suisse n’a pas de péage sur ses autoroutes. Elle perçoit depuis 1985 une redevance forfaitaire, qui prend la forme d’une vignette pour les autoroutes et semi-autoroutes. Elle concerne les voitures, motos, camping-cars et remorques jusqu’à 3,5 tonnes. Les véhicules plus lourds paient à la place une redevance sur le trafic des poids lourds.
La vignette 2026 reste valable jusqu’au 31 janvier 2027. Les automobilistes ont donc deux mois, du 1er décembre au 31 janvier, pour s’équiper de la 2027, et celle-ci devient obligatoire dès le 1er février. Selon le taux de change, 40 francs représentent autour de 43 euros.
Il n’existe aucune vignette de courte durée, ni à la journée ni à la semaine, même pour un seul trajet. Une remorque exige sa propre vignette, soit 80 francs au total pour une voiture attelée.
Rouler sans vignette coûte une amende de 200 francs, à laquelle s’ajoute l’achat de la vignette elle-même. L’addition monte donc à 240 francs, environ 250 euros. Les véhicules de location immatriculés en Suisse en sont généralement déjà équipés, mais mieux vaut le vérifier au comptoir.
E-vignette ou autocollant : deux supports, un seul prix
L’e-vignette existe depuis le 1er août 2023. Elle s’achète sur le portail Via de l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF), en renseignant trois informations : la catégorie du véhicule, le pays d’immatriculation et la plaque. Sa validité démarre dès l’achat, et il n’y a plus rien à coller sur le pare-brise.
Le public a suivi. Elle représentait environ 35 % des ventes en 2024 et 45 % en 2025, et le Conseil fédéral en attendait plus de la moitié en 2026. L’autocollant n’a pas été supprimé : les deux formats coexistent, au même tarif, pour l’instant.
L’autocollant se vend en Suisse dans les stations-service, les bureaux de poste, les garages, les offices cantonaux d’immatriculation et aux postes-frontières autoroutiers. En France, certains automobile-clubs et bureaux de change en proposent avant le départ, et l’OFDF fixe son prix à 44 euros dans la zone euro. L’écart avec la version électronique est donc d’un euro environ, pour qui préfère régler en espèces ou sans smartphone. Pour un week-end à Genève ou à Bâle décidé la veille, l’e-vignette achetée depuis son canapé reste, à mon sens, la solution la plus simple.
Comment ne pas payer plus de 40 francs
À chaque période de renouvellement, l’OFDF enregistre davantage de signalements de fraude. Deux cas de figure reviennent : des sites falsifiés qui imitent la plateforme officielle, et des intermédiaires qui revendent la vignette avec leurs propres frais. Sur certains, le prix dépasse 50 francs, soit 25 % de plus que le tarif réglementaire, et une automobiliste a témoigné avoir payé 44 francs sans s’en apercevoir.
Les annonces sponsorisées de ces intermédiaires s’affichent en tête des résultats de recherche.
Le surcoût n’est parfois que la partie visible. Certains sites imposent un renouvellement automatique : la carte bancaire est alors débitée chaque année, sans nouvelle commande. D’autres livrent une vignette qui n’est pas immédiatement valable malgré le paiement, ou ne la livrent jamais. Contrairement à l’autocollant, l’e-vignette n’a aucun revendeur agréé par l’OFDF, qui ne réclame par ailleurs ni caution ni confirmation de données bancaires par e-mail.
Le bon réflexe consiste à taper soi-même l’adresse e-vignette.ch, qui renvoie vers la boutique officielle sur via.admin.ch, plutôt que de cliquer sur une publicité, un SMS ou un message annonçant une vignette « bientôt expirée ». Avant de valider, le total affiché doit être de 40 francs, sans ligne « frais de service » ni abonnement coché par défaut.
Sur la boutique officielle, la vignette est valable immédiatement.
Ce que cela change pour un conducteur français
Pour les frontaliers et les vacanciers qui passent par Bâle, Genève ou le Jura, l’écart se compte en francs, mais il se répète. Un abonnement caché reconduit chaque année le surcoût, et la carte bancaire est débitée sans nouvelle commande. En cas de prélèvement suspect, il faut contacter sa banque pour faire opposition, et signaler le site à l’OFDF.
Acheter dès le 1er décembre 2026 évite aussi la course de dernière minute, quand les sites douteux se multiplient, d’autant que la vignette 2026 permet de rouler jusqu’au 31 janvier 2027 sans urgence. Seule la banque peut ajouter des frais pour la conversion en euros, ce que le site officiel ne facture pas.
Sources : ca-frontaliers.com | mission-geneve.dfae.admin.ch | frontalierhub.fr