Vietnam sans visa 45 jours pour les Français : conditions, calcul des jours et que faire pour rester plus longtemps

Les Français entrent au Vietnam sans visa pour 45 jours maximum, quel que soit le motif du voyage, jusqu’au 14 mars 2028 (résolution 44/NQ-CP). Ce régime court du 15 mars 2025 au 14 mars 2028 et pourra être prolongé. Au-delà de 45 jours, il faut un visa, le plus simple étant l’e-visa en ligne.

Le décompte inclut le jour d’arrivée et le jour de départ.

Le régime actuel est récent. Avant le 15 août 2023, la France bénéficiait d’une exemption de 15 jours seulement, portée depuis à 45 jours. Les résolutions n°32 (2022) et n°128 (2023) avaient fixé ce cadre, avant d’expirer le 15 mars 2025. Hanoï a donc reconduit la mesure pour trois ans, au profit de la France et de onze autres pays.

À retenir
  • Les Français peuvent entrer au Vietnam sans visa pour 45 jours jusqu’au 14 mars 2028.
  • Le jour d’arrivée et le jour de départ comptent tous les deux dans le décompte.
  • Un billet de sortie est exigé, et la compagnie aérienne peut le vérifier à l’enregistrement.
  • L’e-visa coûte 25 dollars pour une entrée et permet de rester jusqu’à 90 jours.

Les conditions d’entrée à vérifier avant le départ

L’exemption n’est pas automatique pour autant. Le passeport doit être ordinaire et valable au moins 6 mois à compter de la date d’entrée. Il faut aussi un billet retour ou un billet vers un autre pays, et ne faire l’objet d’aucune interdiction d’entrée au Vietnam.

Le billet de sortie est le point où les voyageurs se font surprendre. À l’enregistrement, la compagnie aérienne peut demander la preuve que vous quitterez le pays dans les 45 jours, et un passager sans justificatif risque de se voir refuser l’embarquement.

Pour un trajet en boucle, par exemple Hanoï puis Saïgon puis Bangkok, le billet pour la Thaïlande suffit. Un aller simple sans suite prévue est la configuration à éviter. Gardez le justificatif en version papier ou dans votre téléphone, hors connexion.

Compter ses jours sans se tromper

Le jour d’arrivée compte pour un jour entier, même si votre vol atterrit à 23 h. Les 45 jours incluent en effet le jour d’entrée et le jour de sortie. Arrivé le 1er janvier, vous devez donc être parti au plus tard le 14 février, car le 31 janvier correspond au 31e jour et le 14 février au 45e.

Vérifiez la date inscrite sur le cachet à l’arrivée.

Le compteur repart à zéro à chaque entrée. Chaque entrée ouvre un nouveau séjour, sans délai d’attente entre deux visites. L’ancien intervalle de 30 jours exigé entre deux séjours sans visa a disparu pour les pays de ce groupe, dont la France. Peu importe que la dernière entrée ait eu lieu avec ou sans visa. Les mises à jour récentes confirment ce point, mais toutes les pages de voyageurs ne l’ont pas encore intégré, d’où des conseils parfois contradictoires.

Sur place, la prolongation n’existe pas. Prolonger sur place un séjour sans visa ou avec e-visa n’est pas possible pour un voyage touristique classique. Un dépassement de quelques jours expose à une amende et à des complications à la sortie, et mieux vaut ne pas tester la tolérance des services d’immigration.

Rester plus longtemps : trois voies possibles

La solution la plus propre reste l’e-visa, à demander avant le départ. Il coûte 25 dollars pour une entrée ou 50 dollars pour plusieurs entrées, dure jusqu’à 90 jours et s’obtient en ligne en trois jours ouvrés environ. D’autres guides annoncent un délai de 3 à 7 jours ouvrés, donc déposez la demande au moins deux semaines avant le vol. Le visa électronique est ouvert à toutes les nationalités depuis le 15 août 2023.

Deuxième voie, la sortie-retour. Un voyageur peut passer au Cambodge ou au Laos, puis revenir pour un nouveau séjour de 45 jours sans visa. Un Français peut entrer, rester 44 jours, sortir au Cambodge pour la journée, puis revenir pour un nouveau séjour de 45 jours. Cette pratique est légale d’après les textes, mais l’agent à la frontière garde son pouvoir d’appréciation. Plusieurs allers-retours rapprochés peuvent donc susciter des questions sur l’objet réel du séjour.

L’enchaînement a aussi un coût. Il faut payer le transport, parfois un visa pour le pays voisin, et l’on perd une journée de voyage. Pour deux mois d’exploration, un e-visa de 90 jours revient en général moins cher et se révèle plus tranquille.

Troisième voie, pour les projets longs. Au-delà de 90 jours, il faut un visa demandé par un parrain vietnamien. Ce parrain peut être une entreprise, un employeur ou un proche résidant dans le pays, selon la nature du séjour (travail, études, famille).

Cette réglementation se joue aussi à l’échelle régionale, car les voyageurs européens comparent désormais la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam sur le critère de la simplicité d’entrée. Les ressortissants de pays voisins comme le Cambodge, le Laos ou la Thaïlande ont droit à 30 jours. Le séjour de 45 jours accordé aux Français est donc plus long que celui de la plupart des pays d’Asie du Sud-Est voisins.

Dernier point, la date butoir. Un voyage prévu après le 14 mars 2028 dépend d’une éventuelle reconduction de la mesure, qui n’est pas acquise, alors consultez la fiche pays du ministère français des Affaires étrangères avant de réserver.