Prix de l’ESTA en octobre 2026 : 40,62 $, ce qui est remboursé en cas de refus et comment repérer les faux sites

Depuis le 16 octobre 2026, l’ESTA coûte 40,62 dollars par voyageur, soit 36,22 euros au cours de la BCE du 20 octobre, selon le calcul du site actu-alt-plus. Ce tarif figure dans un avis publié au Federal Register le 1er octobre par le département américain de la Sécurité intérieure. Il s’applique à toute demande payée à partir du 16 octobre.

À retenir
  • Le tarif de l’ESTA est de 40,62 dollars par voyageur depuis le 16 octobre 2026.
  • Les frais de traitement de 10,62 dollars ne sont jamais remboursés, même en cas de refus.
  • Seul le site esta.cbp.dhs.gov délivre l’autorisation officielle, les intermédiaires facturent 60 à 100 dollars.

40,62 dollars : l’addition d’une loi budgétaire

La hausse a commencé avec le One Big Beautiful Bill Act, voté en juillet 2025. Le tarif, resté à 21 dollars jusqu’à fin septembre 2025, est passé à 40 dollars le 30 septembre 2025, puis à 40,27 dollars au 1er janvier 2026 après un ajustement lié à l’inflation. Le montant de 40,62 dollars est donc la troisième version du prix en treize mois. La loi a ajouté une taxe fédérale et indexé une partie du prix sur l’inflation, ce qui laisse prévoir de nouveaux ajustements.

Aucun tarif réduit n’existe, même pour un nourrisson.

Une famille de quatre doit donc prévoir 162,48 dollars, soit quatre autorisations individuelles. L’ESTA reste valable deux ans, ou jusqu’à l’expiration du passeport si elle survient avant. Un changement de passeport rend l’autorisation caduque et oblige à repayer.

Refus de l’ESTA : ce qui est remboursé, et ce qui ne l’est pas

Une demande refusée n’est pas facturée en totalité. Selon les guides publiés depuis le 16 octobre, seuls les frais de traitement de 10,62 dollars sont prélevés, et ils ne sont jamais remboursés. Le site Masculin.com détaille le total de 40,62 dollars en deux parts fixes de 17 et 13 dollars, auxquelles s’ajoutent ces 10,62 dollars de fonctionnement du système.

Les 30 dollars restants ne sont débités qu’en cas d’approbation.

Méfiance avec les anciennes grilles, qui circulent encore. Plusieurs guides parlent de 4 dollars de frais non remboursables, d’autres de 10,27 dollars, des chiffres qui correspondent à des périodes précédentes ou ne concordent pas avec les sources les plus récentes. Au moment de payer, une case de renonciation vous fait accepter que les frais de traitement ne soient pas rendus en cas de refus. C’est ce que décrit le guide de Sunset Boulevard, mis à jour cette semaine.

Les demandes de groupe n’y échappent pas. Elles permettent une seule opération bancaire, mais chaque demande reste individuelle, et le site CNEWYORK précise qu’un ESTA refusé est facturé comme les autres. Une demande « en attente » n’est pas un refus : le message officiel annonce une décision sous 72 heures. Un prélèvement qui disparaît de votre compte correspond souvent à une autorisation de paiement temporaire expirée, le débit réel n’intervenant qu’après l’approbation.

Après un refus, la voie normale est le visa touristique B1/B2, à demander auprès de l’ambassade ou d’un consulat américain. Si l’erreur vient d’une faute de saisie (nom, numéro de passeport), une nouvelle demande est possible, mais il faut repayer. Mieux vaut déposer l’ESTA avant d’acheter les billets d’avion, car ceux-ci sont rarement remboursables en cas de refus.

L’approbation ne garantit d’ailleurs pas l’entrée sur le territoire. L’ESTA autorise seulement à se présenter à la frontière, et c’est un agent de la CBP qui décide à l’arrivée. En cas de refoulement malgré un ESTA valide, la compagnie aérienne peut être chargée du retour, sans que le prix du billet lui incombe automatiquement, rappelle le site Cartes 2 France.

Faux sites : les intermédiaires et les pièges plus sérieux

Un seul site délivre l’autorisation : esta.cbp.dhs.gov. Les intermédiaires privés remplissent le formulaire à votre place pour 60 à 100 dollars, parfois plus, d’après le guide Ouest Américain. Le comparatif de Visania, lui-même agence de visas, relève des totaux de 64 à 122 euros selon les prestataires, pour une redevance gouvernementale identique de 40 dollars.

Beaucoup de ces services ne sont pas illégaux. Sunset Boulevard le reconnaît : sur le fond, un service est vendu et rendu. La forme pose problème, avec un drapeau américain, un nom de domaine contenant « esta » et un design administratif qui laissent croire à un portail d’État. Certains n’affichent ni nom, ni adresse, ni numéro d’identification, alors que vous leur confiez votre passeport et votre carte bancaire.

Le premier résultat Google n’est pas un gage d’officialité.

La DGCCRF rappelle qu’un emplacement en tête de recherche peut être acheté, et que les résultats sponsorisés sont signalés par le mot « annonce ». Dans sa brochure sur les faux sites administratifs, elle estime à un million le nombre de personnes abusées chaque année en France, pour 150 millions d’euros facturés indûment. Ce chiffre porte sur l’ensemble des démarches administratives, pas sur l’ESTA seule.

Plus grave que la surfacturation, l’hameçonnage. Le chercheur en sécurité Cofense a documenté des courriels frauduleux renvoyant vers une adresse en esta-cbp-gov.com, presque identique à l’adresse légitime, où l’utilisateur livre une masse de données personnelles. La différence tient à la fin de l’adresse : le vrai site se termine par .gov, le domaine réservé aux services du gouvernement américain.

Cinq gestes avant de payer

Tapez vous-même l’adresse esta.cbp.dhs.gov dans la barre du navigateur, sans passer par un moteur de recherche. Vérifiez que le montant affiché avant paiement est bien 40,62 dollars par personne, et refusez tout supplément « d’assistance » ou de « traitement prioritaire ». Aucun intermédiaire ne rend la décision plus rapide, car elle revient exclusivement aux autorités américaines.

Si vous avez déjà payé un intermédiaire, ne paniquez pas. Vérifiez sur le portail officiel, avec votre numéro de demande et votre passeport, que l’ESTA est bien enregistrée et valide, puis réclamez par écrit la différence avec le tarif officiel. Les victimes rapportent des résultats variables, et certaines sociétés menacent de refuser la demande en cas de contestation bancaire, d’où l’intérêt de contrôler le statut avant toute opposition. Conservez les captures d’écran et signalez le site à la DGCCRF.

Le problème dépasse l’ESTA. Avant même l’ouverture de l’ETIAS européen, l’agence Frontex avait recensé plus de 100 sites non officiels proposant de déposer cette autorisation, selon Presse Agence. Le jour où les Américains devront demander la leur pour venir en Europe, les mêmes pièges les attendront, avec les mêmes tarifs gonflés.